Sélection Naturelle


La sélection naturelle est un processus qui s'exerce sur la matière organique dont la survie en unités individuelles est dépendante de l'environnement naturel.

L'homme est soumis à ce processus qui s'exerce de manière différente mais l'espèce Homo Sapiens est en évolution comme toutes les espèces animales de la surface de la terre

"Biston betularia" est un papillon de nuit qui vit sur les écorces du bouleau. Dans l'environnement très industrialisé de l'Angleterre, au XIXe siècle, cette espèce a évolué par une adaptation de la couleur de ses ailes. Des populations de papillons fortement tachetés de noir avaient plus de chances d'échapper à la vue des oiseaux prédateurs sur des écorces de bouleau qui noircissaient de plus en plus par la pollution. Ces papillons se reproduisaient donc plus en transmettant leurs caractères mieux adaptés à l'environnement industriel, contrairement à ceux qui naissaient avec des ailes très claires. **

Y aura-t-il un jour à nouveau des papillons blancs?
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Cet exemple du papillon Biston betularia a été largement utilisé dans les manuels scientifiques pour illustrer un des principes de la sélection naturelle. Il s'avère qu'actuellement, l'exemple est contesté dans la façon dont a été menée l'investigation sur la mutation du papillon mais le principe de sélection naturelle en faveur d'un caractère favorable à l'espèce reste valable.

Dans ce cas d'école, l'évolution du papillon résulte de deux phénomènes : Une modification de l'environnement et une mutation. Les variations de couleurs avantageaient les individus porteurs des couleurs sombres qui échappaient plus aux prédateurs. C'est ainsi que selon charles Darwin s'exerce la pression de la sélection naturelle.

Le facteur dominant de la mutation pour "Biston betularia" est une couleur. Pour d'autres animaux comme les pinsons de Darwin, le facteur de mutation est l'alimentation qui se traduit par la morphologie du bec. D'une façon générale, dans le monde animal, ce sont les individus qui présentent des signes de robustesse pour lutter dans un environnement hostile qui sont à l'origine d'une mutation des espèces.

La sélection naturelle est un fait qui n'est pas remis en cause par la communauté scientifique mais l'explication des mécanismes de l'évolution pour décrire les liens qui unissent toutes les créatures vivantes oppose les chercheurs.

Certains scientifiques pensent qu'il faut expliquer l'évolution non pas par la morphologie comme l'a fait Darwin mais par des erreurs de copies ou de mutation au niveau des gènes.
Le généticien japonais Motoo Kimura a développé à l'aide des modèles mathématiques une hypothèse des facteurs d'évolution différente de celle de Darwin. Selon Kimura, l'évolution s'est effectuée par bonds et non pas par améliorations successives comme le pense Darwin. Elle serait due au hasard des mutations génétiques et prospère au sein de groupes d'individus

 
Conception de l'évolution selon Darwin (1809-1882)
Conception de l'évolution selon Kimura (1924-1994)
L'évolution se fait au stade mophologique L'évolution se fait au stade génétique grâce aux erreurs de copie des gènes qui provoquent des mutations
la sélection due à la compétition sélection due au hasard
la sélection est individuelle la sélection se fait entre groupes d'individus
l'individu mieux adapté donne naissance à une progéniture nombreuse Quand une collectivité est mieux adaptée, elle prospère
Le phénotype (ensemble des caractères morphologiques) est à l'origine des mutations Le génotype est à l'origine des mutations
La sélection se fait par amélioration successives au cours du temps Le "probable génétique " devient réalité s'il est sélectionné par le hasard. Le facteur chance est à l'origine des espèces
La conception de Darwin est rationnelle et déterministe La conception de Kimura est probabiliste

Tableau réalisé d'après l'ouvrage de Guy Sorman, les penseurs de notre temps, Ed.Fayard,


Le monde animal nous offre de nombreux exemples de comportements innés ou "instinct".

Une  mémoire des comportements spécifiques est véhiculée  à travers le temps. La transmission entre les individus se fait par groupe structural transmis au sein de l'espèce et par effets répétés au sein de l'arbre de la généalogie organique.

Cette aptitude se manifeste spécifiquement dans le monde végétal et animal. Elle émerge dans la conscience essentielle ou spécifique de façon plus évidente chez les insectes et les oiseaux* que chez les mammifères supérieurs. Ces derniers ayant évolué vers un développement de la conscience individuelle par les acquis de l'éducation des petits après la naissance.

- Le petit du goéland picore la tâche rouge du bec de sa mère pour obtenir de la nourriture. Cet acte lié à une mémoire de l'espèce entraîne le comportement du nourrissage.
- L'araignée ou les larves d'insectes ne reçoivent pas d'apprentissage pour construire leurs toiles ou cocons.

- Le tisserin n'utilise pas moins de 9 sortes de noeuds pour construire son nid, depuis la simple boucle jusqu'au noeud coulant, demi noeud… Le jeune tisserin accomplit ce travail de construction en partie seulement par apprentissage.

Parmi la multitude des comportements animaux, il existe une unité de comportement qui est véhiculée au sein d'une même espèce sans que les individus passent par l'apprentissage. Les idées constructrices de l'organique à ce stade sont de la mémoire brute.
Ces  valeurs indispensables aux espèces commandent les comportements et se transmettent de façon immédiate au sein des unités organiques.

La conscience collective enregistre la série de comportements animaux véhiculés par des espèces dont la reproduction incorrecte entraîne un processus d'élimination des individus. C'est le cas des parades sexuelles animales.
Les parades sont codées chez les oiseaux. Les individus qui sont incapables de reproduire le code ne sont pas retenus et ne participent pas au facteur collectif de survie de l'espèce.


Un certain comportement animal se répète sans intervention de l'éducation

La mémoire universelle offre des possibilités de présence à tout individu. Certains ont cette aptitude à capter une valeur au milieu de toutes les valeurs possibles. Une fois que cette valeur est captée tous les comportements  de réitération sont transmis car

Le  vivant  subit la pathologie du lien.
Une pensée est issue des comportements organiques et ceux-ci résultent du comportement chimique des molécules organiques.

Les objets de pensées retenus par la conscience collective organique sont ceux qui s'exercent dans le but de protection des espèces en cours de mutation.

La matière organique qui se construit sur des erreurs est éliminée par la loi de sélection naturelle.

La sélection naturelle a montré que dans le monde animal des individus ou groupes d'individus qui ne s'adaptent pas à la pression des milieux de vie, disparaissent.
L'organique se développe en direction d'un but unique : se reproduire pour transmettre. Cette nécessité ontique entraîne des types de comportements propres à l'unité organique.

L'organique obéit à des phénomènes de raffinements progressifs qui, dans la totalité de son histoire terrienne, l'ont conduit à l'élaboration de la "pensée" végétale, animale puis humaine. C'est le facteur directionnel imposé par l'électron. Une finalité propre à toute espèce conduit l'organique par effet directionnel à se reproduire en tant qu'individu. C'est le facteur cyclique.


Depuis 100.000 ans, l'Homo sapiens a inversé le processus de sélection naturelle au profit d'une sélection spirituelle qui se révèle soit positive ou négative comme dans le processus de sélection naturelle chez les animaux. Cette inversion du processus de sélection biologique est dûe à l'esprit aventurier humain qui a freiné l'isolement des populations, source de sélection naturelle. On remarque par exemple chez les espèces animales que certains caractères acquis par isolement géographique deviennent incompatibles avec les caractères de l'espèce souche et donnent lieu à la genèse d'une nouvelle espèce.

Tous les hommes de la planète pouvant se reproduire entre eux, l'humanité reste uniquement Homo sapiens, du moins pour l'instant.
Les humains qui voyagent beaucoup et favorisent ainsi les rencontres inter continentales vont-ils vers une uniformisation des types physiques? Dans quelque siècle, le monde humain regrettera-t-il son absence de différences physiques?
Y aura-t-il encore des individus à la belle peau noir ébène, aux yeux bleus, aux yeux bridés, aux cheveux blonds? Peut-être aussi qu'il n'y aura plus de conflits raciaux si nous avons tous un faciès identique!

Après avoir passé des millénaires à nous combattre en fonction de ces divergences, peut-être que nous regretterons un patrimoine d'espèce humaine si intéressant dans sa variété!

sélection spirituelle